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Commerce de détail et de gros : deux publics, un site
Deux clients qui ne veulent pas la même chose, sur un seul site : c'est le partage qui décide, pas le catalogue.
Une entreprise qui vend au particulier et au professionnel fait cohabiter deux logiques sur un même site. Le premier veut un prix affiché et un paiement immédiat ; le second veut un devis, un compte et des conditions négociées. Les mélanger dessert les deux, et la séparation se décide à la conception.
Deux acheteurs, deux parcours
Le particulier et l’acheteur professionnel n’utilisent pas un site de la même façon, et l’écart n’est pas une question de goût.
Le particulier compare, décide seul et paie tout de suite. Il attend un prix visible, une photographie du produit et un délai de livraison. Son parcours se mesure en minutes.
L’acheteur professionnel commande en volume, souvent de façon répétée, et n’est pas toujours celui qui paie. Il attend un devis, un historique de commandes, des conditions qui lui sont propres et parfois un délai de règlement. Son parcours se mesure en semaines, et il repasse commande sans jamais consulter une fiche produit.
Construire un site pour l’un dessert l’autre. Un site de gros où le particulier ne voit aucun prix ne convertit pas ; un site de détail où le professionnel doit ressaisir sa commande à chaque fois le fait fuir.
Ce qui se sépare, ce qui reste commun
La séparation utile n’est pas celle qu’on croit. Le catalogue reste commun : c’est le même produit, la même photographie, la même fiche technique. Le dupliquer serait la garantie que les deux versions divergent au bout de six mois.
Ce qui se sépare, c’est ce qui dépend du statut du visiteur : le prix affiché, les quantités proposées, les modes de paiement, l’existence d’un devis. Techniquement, cela se traduit par un compte client qui change ce que la page montre — pas par un second site.
Le catalogue est le vrai chantier
Sur un site de commerce, la mise en page se refait en quelques semaines ; le catalogue, jamais. C’est lui qui porte l’essentiel de la valeur et l’essentiel du coût.
Trois questions se posent avant toute chose. D’où viennent les fiches produit — d’un logiciel de gestion, d’un fichier fournisseur, d’une saisie manuelle. À quelle fréquence changent-elles. Et qui en est responsable dans l’entreprise.
Un catalogue sans propriétaire désigné se dégrade seul : les prix vieillissent, les produits arrêtés restent en ligne, et les descriptions se contredisent d’une fiche à l’autre.
Ce qui se voit dans les moteurs
Une fiche produit reprise telle quelle du fournisseur est identique à celle de tous vos concurrents. Elle n’a alors aucune raison d’être préférée à une autre, et se retrouve écartée des résultats.
Ce qui distingue une fiche, c’est ce que le fournisseur ne fournit pas : les usages réels, les erreurs de choix courantes, les compatibilités, la disponibilité locale. C’est du travail, et c’est précisément pour cela que peu d’entreprises le font.
Questions fréquentes
Faut-il deux sites, ou un seul ?
Un seul, dans la quasi-totalité des cas. Deux sites signifient deux catalogues à tenir à jour, et c'est le catalogue qui coûte cher, pas la mise en page. La séparation se fait à l'intérieur du site : ce qu'un visiteur voit dépend de son statut, pas de l'adresse par laquelle il est arrivé.
Faut-il afficher les prix de gros publiquement ?
Rarement, et la décision est commerciale avant d'être technique. Des conditions négociées visibles de tous deviennent un plancher dans toutes les négociations suivantes, et un argument pour vos concurrents. L'usage courant est un tarif public pour le détail et un accès identifié pour les conditions professionnelles.
Le stock doit-il être visible en ligne ?
Seulement si l'information est fiable. Un stock affiché faux est pire qu'un stock absent : il produit une commande annulée, donc un client perdu et un remboursement à traiter. Tant que la source de la donnée n'est pas sûre, mieux vaut indiquer une disponibilité indicative que des unités exactes.
Comment gérer un catalogue de plusieurs milliers de références ?
Par la recherche et le filtrage, pas par l'arborescence. Au-delà de quelques centaines de références, plus personne ne navigue de catégorie en catégorie. La question n'est plus comment ranger les produits mais comment quelqu'un qui sait ce qu'il cherche le trouve en deux actions.
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