Secteur

Santé : ce que la réglementation autorise en ligne

Un site de santé se construit à l'envers des autres : on part de ce qui est interdit, et on conçoit avec ce qui reste.

Le site d'un professionnel de santé se conçoit avec ce que la déontologie autorise, pas avec ce que la technique permet. La communication est encadrée, les données de patients sont sensibles, et la prise de rendez-vous engage une responsabilité. Ces trois contraintes cadrent le projet avant toute question de design.

La règle précède la technique

Dans presque tous les secteurs, on décide de ce qu’on veut puis on regarde si c’est faisable. Ici, l’ordre s’inverse : on regarde d’abord ce qui est permis.

La communication des professions de santé relève d’un encadrement déontologique propre à chaque profession, et ce cadre ne se devine pas. Il se vérifie auprès de l’instance concernée, avant l’écriture du premier mot. Un site construit sur une hypothèse erronée ne se corrige pas par retouches : il se refait.

C’est la raison pour laquelle ces pages n’annoncent aucun canal d’acquisition payant par défaut. Selon la profession, il peut être fermé.

Les données de patients ne sont pas des données comme les autres

Un formulaire de contact où quelqu’un décrit un symptôme contient une donnée de santé. Un module de prise de rendez-vous en contient par construction.

Trois questions se posent avant de choisir un outil, et aucune n’est technique au sens habituel. Où les données sont-elles hébergées. Qui y a accès chez le prestataire. Et que devient l’historique si vous changez de solution dans trois ans.

Un cabinet qui ne peut répondre à ces trois questions sur son propre outil a un problème, même si le site fonctionne parfaitement.

Le site sert d’abord à orienter

Le visiteur d’un site de santé cherche rarement à être convaincu. Il cherche à savoir s’il est au bon endroit, et ce qu’il doit faire ensuite.

Les informations qui comptent sont donc les plus simples, et ce sont souvent celles qu’on traite en dernier : ce qui est pris en charge, comment on obtient un rendez-vous, où l’on se gare, ce qu’il faut apporter, et quoi faire en dehors des horaires. Une page qui répond à cela dessert mieux qu’une présentation élaborée.

La réputation se joue ailleurs que sur le site

Une part de ce qui se dit d’un praticien se dit sur des plateformes qu’il ne contrôle pas, et cette part est visible avant même le site.

On ne peut pas y répondre comme ailleurs. Le secret médical interdit de confirmer publiquement qu’une personne est patiente, ce qui exclut toute réponse détaillée, même exacte, même de bonne foi. La seule ligne tenable est une réponse courte, identique pour tous, qui renvoie vers un contact direct.

Questions fréquentes

Un professionnel de santé peut-il faire de la publicité en ligne ?

La communication des professions de santé est encadrée par leurs instances ordinales, et les règles diffèrent selon la profession. La question se pose à votre ordre avant d'engager quoi que ce soit, jamais après : un site conçu sur une hypothèse fausse se refait entièrement, et l'erreur peut avoir des conséquences disciplinaires.

Peut-on installer une prise de rendez-vous en ligne ?

Techniquement oui, mais elle transporte des données personnelles de santé, qui sont parmi les plus sensibles qui soient. Le choix de la solution engage sa conformité, l'endroit où les données sont hébergées, et ce qu'il advient d'elles si vous changez d'outil. Ce sont des questions à poser avant de signer, pas après.

Que faire des avis négatifs ?

Ni les supprimer ni y répondre sur le fond. Un professionnel de santé ne peut pas discuter publiquement d'un cas, même pour se défendre, sans risquer de révéler qu'une personne est sa patiente. La réponse utile est brève, impersonnelle, et propose de reprendre contact par un canal privé.

Faut-il publier des photographies de patients ?

Seulement avec un consentement écrit, explicite et spécifique à cet usage, et l'accord donné pour un dossier médical ne vaut pas accord de publication. En cas de doute, l'absence de photographie ne coûte presque rien ; sa publication sans accord peut coûter beaucoup.

Ce que nous faisons pour ce secteur

Les autres secteurs

Mise à jour :

Démarrer

Exposez votre besoin