Secteur
Éducation : un site au rythme des inscriptions
Un site de formation vit au rythme des inscriptions : douze mois de contenu pour deux fenêtres où tout se joue.
Un établissement de formation s'adresse à deux personnes à la fois : celle qui suivra la formation et celle qui la financera. Elles ne cherchent pas la même chose et n'arrivent pas au même moment. S'y ajoute un calendrier d'inscription qui commande tout le reste, et qui ne se rattrape pas.
Deux lecteurs sur la même page
Une formation est presque toujours choisie par une personne et payée par une autre : un parent, un employeur, un organisme financeur. Parfois c’est la même personne, mais elle change de casquette en cours de lecture.
Le candidat veut savoir ce qu’il va apprendre, avec qui, à quel rythme, et ce qu’il pourra faire ensuite. Le financeur veut savoir combien, combien de temps, si le diplôme est reconnu et ce que deviennent les diplômés.
Ces deux séries de questions ne s’entremêlent pas bien. Les traiter dans un paragraphe unique produit un texte qui ne convainc ni l’un ni l’autre. Les séparer en deux moments de la même page fonctionne mieux : le contenu d’abord, les conditions ensuite, sans qu’aucune des deux ne soit reléguée.
Le calendrier commande tout
C’est la particularité la plus structurante du secteur, et la plus souvent sous-estimée.
Une campagne d’inscription a une date d’ouverture et une date de clôture. Mais la recherche, elle, commence des mois plus tôt : on se renseigne longtemps avant de candidater. Publier une page au moment de l’ouverture, c’est arriver après que la décision s’est formée.
Concrètement, le travail utile se fait pendant la période creuse — celle où l’établissement a du temps, où les enseignants sont disponibles pour relire, et où personne ne réclame la page pour hier.
Une page par formation, pas un catalogue
On ne cherche pas « un établissement de formation ». On cherche un intitulé précis, parfois un métier, parfois un diplôme.
Une page unique qui liste tout le catalogue ne répond à aucune de ces recherches en particulier. Elle oblige aussi le visiteur à un tri qu’il n’a pas envie de faire, alors qu’il sait déjà ce qu’il veut.
Chaque formation qui a son public mérite donc sa page, avec son propre contenu : le programme, les prérequis, le rythme, les débouchés. C’est plus de travail à la création, et beaucoup moins à l’usage.
Ce qui reste entre deux campagnes
Un site d’établissement qui ne vit que pendant la campagne perd la moitié de son intérêt.
Entre deux sessions, ce qui continue de travailler, ce sont les contenus qui ne dépendent pas du calendrier : comment choisir entre deux parcours, à quoi ressemble le métier visé, quelles erreurs d’orientation reviennent le plus. Ce sont ces pages que trouve celui qui se renseigne six mois avant, et c’est par elles qu’il arrive au catalogue le moment venu.
Questions fréquentes
À qui la page d'une formation doit-elle s'adresser ?
Aux deux, mais pas dans le même ordre. Le candidat cherche d'abord le contenu, le rythme et le débouché ; celui qui finance cherche le coût, la durée, la reconnaissance du diplôme et le taux d'accès à l'emploi. Une page qui commence par le tarif perd le premier, une page qui ne le donne jamais perd le second.
Quand faut-il préparer la campagne d'inscription ?
Bien avant son ouverture. Les candidats se renseignent des mois à l'avance, et une page publiée le jour de l'ouverture n'a aucune ancienneté au moment où on la cherche. Le contenu se prépare sur la période creuse, ce qui est aussi le moment où les équipes ont le temps de le relire.
Faut-il une page par formation ?
Oui, dès qu'une formation a son propre public et ses propres débouchés. Une page unique listant tout le catalogue ne répond précisément à personne, et n'a aucune chance d'être trouvée sur une recherche portant sur un intitulé précis, qui est pourtant la façon dont on cherche une formation.
Que faire des pages de formations qui ne sont plus proposées ?
Ne pas les supprimer sans les rediriger. Elles ont souvent des liens entrants et une ancienneté qui profitent au reste du site. La bonne destination est la formation qui s'en rapproche le plus, ou le catalogue ; jamais l'accueil, qui ne répond pas à la question posée.
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