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Immobilier : des annonces qui vivent quelques semaines

Une annonce meurt avec le bien qu'elle décrit. La valeur d'un site immobilier se construit donc ailleurs que dans ses annonces.

Un site immobilier a un problème que les autres n'ont pas : l'essentiel de son contenu est périssable. Une annonce vit quelques semaines, le bien se vend, et la page n'a plus d'objet. Ce qui se construit dans la durée, ce sont les pages de quartier, de type de bien et de conseil.

L’essentiel du contenu est périssable

C’est la particularité du secteur, et elle commande tout le reste.

Une annonce est publiée, consultée quelques semaines, puis le bien trouve preneur. La page perd alors son objet, mais pas nécessairement sa valeur : elle a pu être partagée, indexée, recevoir des liens. Un site qui accumule des annonces mortes trompe ses visiteurs ; un site qui les efface jette ce qu’elles avaient gagné.

Un site immobilier se conçoit donc autour d’une question que les autres ne se posent pas : que devient une page quand ce qu’elle décrit n’existe plus.

Ce qui dure, ce qui passe

La réponse tient dans une séparation nette entre deux natures de contenu.

Ce qui passe : les annonces. Elles se renouvellent, elles portent le trafic immédiat, et elles ne construisent rien à elles seules.

Ce qui dure : les pages de quartier, les pages par type de bien, et les contenus qui expliquent une démarche — comment se déroule une acquisition, ce qu’il faut vérifier avant de signer, comment estimer un bien. Ces pages vieillissent lentement et deviennent la porte d’entrée du site.

L’erreur courante est de tout miser sur les annonces. Elles se vident, et le site recommence de zéro à chaque cycle.

Le portail n’est pas l’ennemi, la copie l’est

Les portails apportent une audience qu’un site d’agence met des années à construire. Le problème n’est pas d’y être, c’est d’y être à l’identique.

Un descriptif rédigé une fois et diffusé partout produit la même page sur des dizaines d’adresses. Celle de l’agence, la moins visitée, n’est pas celle qui ressort.

Ce qui différencie votre version est précisément ce que le format du portail n’accueille pas : la connaissance du quartier, l’exposition réelle, le bruit, les commerces, l’accès aux écoles, ce que vaut l’immeuble autour du bien. C’est aussi ce qu’un acheteur cherche vraiment et ne trouve nulle part.

La page de quartier est le vrai actif

C’est la page qui survit à toutes les annonces, et celle qu’aucun portail ne peut écrire à votre place.

Elle ne se rédige pas depuis un bureau. Ce qui la rend crédible tient à des détails qu’on ne connaît qu’en travaillant le secteur : où se garer, quelles rues sont calmes, ce qui a changé ces trois dernières années, quels types de biens s’y échangent réellement.

C’est aussi pourquoi il vaut mieux en écrire peu. Trois quartiers documentés par quelqu’un qui les connaît valent mieux que quinze pages interchangeables, qui signalent surtout que vous n’y êtes jamais allé.

Questions fréquentes

Que faire d'une annonce quand le bien est vendu ?

Ni la laisser en ligne, ni la supprimer sèchement. La laisser trompe le visiteur et fait perdre du temps à l'agence. La supprimer produit une page introuvable, alors qu'elle a souvent des liens entrants. La rediriger vers le quartier ou le type de bien correspondant conserve la valeur acquise et propose une suite au visiteur.

Faut-il diffuser les mêmes annonces sur les portails et sur son site ?

Oui, ce sont deux canaux complémentaires. Mais un descriptif recopié à l'identique se retrouve sur des dizaines de pages, et celle de l'agence est rarement celle que les moteurs retiennent. Ce qui distingue votre version, c'est ce que le portail ne permet pas : le quartier vu de près, l'accès, le voisinage.

Les photographies peuvent-elles servir sur les deux canaux ?

Oui, et il faut en avoir plus que ce que les portails acceptent. Leur nombre de vues est souvent limité ; votre site ne l'est pas. C'est l'un des rares avantages concrets que vous pouvez offrir au visiteur pour qu'il revienne chez vous plutôt que de rester sur le portail.

Combien de pages de quartier faut-il créer ?

Autant que de quartiers où vous travaillez réellement, et pas un de plus. Une page de quartier écrite sans le connaître se voit immédiatement, et elle vous décrédibilise là où vous vouliez montrer votre ancrage. Mieux vaut trois quartiers traités sérieusement que quinze survolés.

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